La situation du FC Barcelone s'aggrave encore, les autorités l'ayant désormais inculpé de corruption dans le scandale des paiements aux arbitres.
Début 2023, des informations ont été révélées concernant des sollicitations de 7.3 millions d'euros (6.4 millions de livres sterling) de l'ancien vice-président de l'arbitrage en Espagne, José Maria Enriquez Negreira, entre 2001 et 2018. L'argent aurait été versé à une société appartenant à Negreira pour des raisons jusque-là inconnues.
Le club a contesté les allégations et publié un communiqué en février niant toute malversation. Selon ce communiqué, les sommes versées correspondaient à des honoraires de consultation pour des « rapports techniques relatifs à l'arbitrage professionnel », une pratique courante dans les clubs de football professionnels.
Les allégations se sont tues dans les médias jusqu'à vendredi soir, date à laquelle des accusations officielles ont été portées devant les tribunaux espagnols par le parquet. Ces accusations affirment que le club espagnol a bel et bien sollicité Negreira à des fins de corruption.
Le parquet a cité les anciens présidents du FC Barcelone, Sandro Rosell et Josep Maria Bartomeu, comme figures clés dans l'affaire de corruption. Tous deux sont sous le feu des critiques depuis l'arrivée de Joan Laporta à la tête du club, en raison de sa gestion qui l'a conduit au bord de la faillite.
Ces nouvelles accusations viennent s'ajouter aux difficultés auxquelles ils doivent faire face alors qu'ils continuent de subir les conséquences des décisions qu'ils ont prises lorsqu'ils étaient à la tête du FC Barcelone à différentes périodes.
L'accusation soutient que Negreira a été versé de l'argent pour influencer les résultats du FC Barcelone dans diverses compétitions nationales. L'acte d'accusation porte notamment sur un versement de 2.9 millions d'euros effectué entre 2014 et 2018.
Ce paiement – effectué par les anciens présidents Rosell et Bartomeu – devait sceller un « accord verbal confidentiel » avec Negreira.
Un haut responsable du FC Barcelone a, quant à lui, minimisé les accusations, les qualifiant de « simple hypothèse d'enquête préliminaire » de la part des procureurs et affirmant que « c'est maintenant que l'enquête judiciaire commence véritablement ».
Le responsable anonyme du FC Barcelone a également ajouté que « le club coopérera pleinement avec l'enquête par tous les moyens nécessaires » et « réaffirme qu'il n'a jamais acheté aucun arbitre ni tenté d'influencer les décisions d'un officiel ».
Negreira a cependant déclaré à l'administration fiscale espagnole, à l'origine des réclamations, que l'objectif de Barcelone avec ces paiements était d'avoir des arbitres « neutres » lors de leurs matchs, selon le journal El Pais.
Laporta a déjà fort à faire avec Javier Tebas et la Liga qui tentent de l'empêcher, par voie judiciaire, de recruter de nouveaux joueurs et de renouveler les contrats des joueurs déjà en poste. C'est un procès qu'il ne peut se permettre d'affronter actuellement, car il menace de fragiliser les fondements mêmes de l'un des rares clubs de football détenus par leurs supporters encore existants au monde.
Plus d'informations à mesure que l'histoire se déroule.
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